Le jeune photographe Kai-Hendrik Schroeder est sans doute de ceux les plus à même de traiter la question de la photographie érotique « soft ». Capable de mettre en avant la beauté féminine comme personne, celui qui qualifie son travail de « simple, naturel et sensuel » mérite qu’on s’attarde sur son travail.

Naviguant entre Lueneburg et Hamburg, en Allemagne, l’artiste confie avoir pris pour habitude de dire à ses modèles de prendre la pose comme si elles se retrouvaient en vacances avec leur petit ami. Un choix osé, mais qui semble pourtant payer : en admirant ses clichés, on découvre des beautés fragiles donnant l’impression d’être totalement isolées.

Âgé d’à peine 25 ans, Kai-Hendrik Schroeder a ainsi fait des femmes son sujet de prédilection. Captivé à l’idée de capturer la beauté naturelle de la gent féminine, il avoue autant apprécier travailler avec des mannequins confirmés qu’avec des modèles qui s’ignorent, n’ayant jamais posé devant un objectif. Adepte de la photographie au naturel, se résumant à sa seule présence avec le modèle du moment, ayant fait l’impasse sur la séance de maquillage, il dépareille, évidemment. Et c’est sans doute là ce qui fait sa force.